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Le blog de Susanna Huygens
Articles récents

A l’enfant qui danse dans le vent

9 Juillet 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Divers

@ Monique Parmentier

Ce soir je suis redevenue l’enfant qui ne savait pas et qui simplement s’abandonne à la contemplation... je suis de retour au pays des Elysiques. Et la poésie du monde m’apaise. Étrange sentiment de n'être jamais partie, d’avoir toujours fait partie de cet horizon. D’où vient ce sentiment de plénitude, je ne saurais le dire. Mais si l’éternité existe, elle ressemble à cela. 

Par Monique Parmentier 

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Étoile Filante

23 Juin 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Poésie et Littérature

@ Monique Parmentier

A la pointe où se balance un mouchoir blanc
Au fond noir qui finit le monde
Devant nos yeux un petit espace

Tout ce qu'on ne voit pas
Et qui passe

Le soleil donne un peu de feu

Une étoile filante brille
Et tout tombe

Le ciel se ride
Les bras s'ouvrent

Et rien ne vient
Un cœur bat encore dans le vide

Un soupir douloureux s'achève
Dans les plis du rideau le jour se lève

Pierre Reverdy

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La vraie poésie ne dit rien, elle murmure

17 Juin 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Poésie et Littérature

@ Monique Parmentier

"Toujours, quelque chose échappe. Il y a une fenêtre, un mur, des gens qui passent, un air de guitare, un toit, peut-être un rayon de soleil. Que se passe-t-il? Rien, et tout. le poète découpe les mots, les désassemble. Il les dispose, en vrac ou en supplément de sens, sur la page, pleine de prose ou presque vide. On lit ceci sans comprendre, effleuré par des bribes de réalité, quelques mots qui s'envolent, des formule magiques, toujours un entre-deux, le seuil d'une porte fermée, un chemin à côté d'une maison sans habitant, un rêve qui tente de se lever. A la fin, c'est comme si on n'avait pas lu. La vraie poésie ne dit rien, elle murmure. "

Pierre Reverdy - Plupart du temps .

 

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Passeggiata

9 Juin 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Divers

@ Monique Parmentier

Je n''ai longtemps exclusivement partagé mes promenades qu'avec ma famille et mes amis... Vous n'y verrez jamais le moindre auto-portrait, car qu'importe mon apparence, ce que j'aime partager, ce sont ces instants parfaits, ceux qui m'aideront à poursuivre le chemin, malgré les embûches et les moments plus difficiles.

@ Monique Parmentier

Je ne suis pas plus photographe que je ne suis vraiment musicienne... seulement en quête de ces rencontres qui font que je me sens légère, ailleurs, absente d'ici, dans ce mouvement à peine perceptible de l'instant d'éternité.

Alors malgré la crainte de susciter chez certaines personnes un regard négatif, voici donc quelques uns de ces éclats de vie; ces modestes poussières de lumière qui m'accompagnent et me redonnent foi lorsque le quotidien se fait trop pesant.

@ Monique Parmentier

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

 

 

 

@ Monique Parmentier

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;

Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que, dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue… – et dont je me souviens !

Gérard de Nerval

@ Monique Parmentier

Le Rhin
Qui coule
Un train
Qui roule

Des nixes blanches
Sont en prière
Dans la bruyère

Toutes les filles
À la fontaine
J’ai tant de peine

J’ai tant d’amour
Dit la plus belle
Qu’il soit fidèle

Et moi je l’aime
Dit sa marraine
J’ai la migraine

@ Monique Parmentier

À la fontaine
J’ai tant de haine

Guillaume Apollinaire

 

Je vous inviterai parfois à d'autres promenades parfois, en espérant que ces dernières ne vous déplairont pas.

En attendant prochainement, je vais prendre la route de "mon" sud, retrouver Fontfroide et ses merveilleux artistes, Narbonne, ses ruelles baignées de lumière et du chant des cigales, ses Halles gourmandes, "mes" Corbières et "mon" Minervois tout aussi gourmands, arides et pourtant si gouleyants... Bien évidemment au travers de mes chroniques je partagerais avec vous, quelques uns de ces moments si merveilleux, dont j'aimerais que jamais ils ne finissent tant la région parisienne me devient de plus en plus difficile à vivre.

@ Monique Parmentier

A très bientôt au pays des Elysiques. Le pays des oliviers et du thym sauvage, des vignes qui plongent dans la Méditerranée si bleue. Le pays où je me sais "à la maison", en harmonie.

Monique Parmentier

@ Monique Parmentier

 

 

 

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La poésie du monde : Les archives de la Planète

17 Avril 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Divers

@ Musée Albert Kahn - Fernand Cuville

Cette photographie de Fernand Cuville fut prise le 16 mai 1918 et le texte qui l'illustre nous dit simplement "Vasque de la basilique San Zeno à Vérone, Italie.". Et pourtant au-delà de la magnifique composition, il me semble percevoir comme un clin d’œil magistral du photographe, travaillant pour l'un des plus grands philanthropes qui ont illustré la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle par leurs convictions humanistes, leur profond désintéressement et ne concevant la philanthropie que comme un partage de la beauté : Albert Kahn.  Ce riche banquier pacifiste et humaniste, décida de constituer les "archives de la planète". Dans sa quête d'une planète idéale pour tous les hommes, il se fit aider par des photographes et cinéastes de talent, qui le suivirent dans sa mission pacificatrice, destinée à éviter le carnage qu'il pressentait avant 14 et continua cette mission jusqu'à la crise de 1929 qui le ruina.

@ Musée Albert Kahn

La boucherie de 14 ne va pas tarder à s'achever, lorsque Fernard Curville réalise cet autochrome couleur de l'enfant à la vasque. L'Europe des peuples agonise. Ici le temps pourtant s'arrête, l'éternité dans un rayon de lumière nous dit tout ce qui aurait pu être et n'a pas été, la grâce des mondes perdus, des rêves sacrifiés aux nationalismes, aux racismes, "aux purifications etniques"... tous ces moments de l'histoire humaine où les détenteurs du Pouvoir ou de ses illusions ont fait basculer les hommes dans la haine rendant impossible ce que nous dit cette photo, un monde meilleur, une harmonie universelle que l'enfant de lumière porte en elle.

Reims 1917
@ Musée Albert Kahn - Paul Castelnau

Les photographes et cinéastes d'Albert Kahn ont sillonné un monde en voie de disparition avec pour instruction de ramener des images qui montreraient que vivre en paix et en harmonie était possible, grâce à la richesse de cette diversité des cultures. Que très souvent de par le monde comme dans les Balkans ou en Macédoine par exemple musulmans, chrétiens, juifs, les populations les plus modestes avaient vécus en partageant leurs jeux d'enfants, la place publique, des repas de fêtes et que tant qu'aucun puissant ambitieux ne s'en était mêlé, les joies et les peines se partageaient au sein de ces communautés arc-en-ciel.

@ Musée Albert Kahn

La majorité des photographies (en fait des autochromes) qui aujourd'hui sont visibles au musée Albert Kahn à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, (tout comme les films), sont non seulement des témoignages de ces mondes perdus mais aussi de véritables instants de poésie pure.

 

@ Musée Albert Kahn

Alors pourquoi cette photo en premier, parce que peut-être, je me reconnais dans cette petite fille solitaire et rêveuse. Alice attend son lapin blanc qui la ramènera au Pays des merveilles. Elle ne demande qu'à redevenir lumière. Ou peut-être est elle le lapin blanc et nous attend t-elle pour nous conduire sur une autre voie, celle des songes et des chemins perdus que nous n'avons pas su prendre ou percevoir et qui nous aurait évité bien des erreurs. A quel moment, l'homme s'est -il égaré et a - t-il fait le choix de la surpuissance plutôt que celui de la fraternité ? A quel moment, nous sommes nous tous plus ou moins trompés, au - point de devenir prisonnier d'un réel sans horizon, destructeur pour chacun de nous et pour la planète... Cette douce petite fille, est-là, installée dans l'éternité. Elle est là, silencieuse, méditative, auréolée par une lumière hésitante entre le bleu du ciel et le sang des hommes qui se meurt... Pleure t-elle un père, un frère, au pied d'une vasque dont l'eau disparut honorait un dieu devenu désespérément plus silencieux encore ?

@ Musée Albert Kahn

Le photographe ne dit rien de cette enfant et pourtant, oui elle est son vrai sujet, car elle est la messagère, celle dont le silence nous dit bien plus que nous dirait son identification. Elle est la pythie qui ne trouve plus de mots pour nous dire d'arrêter, car elle sait que nous refuserons de l'entendre et dont les larmes s'écoulent à l'infini... Mais qui est prêt à écouter l'Oracle, la parole de l'innocence, de celle qui sait bien malgré elle et qui parfois rêverait tout simplement de reprendre le cours de l'enfance perdue. Albert Kahn nous a légué le rêve de la paix universelle et ses archives sont si oniriques que l'on aimerait y séjourner longtemps.

En attendant la réouverture du Musée Albert Kahn et de ses jardins en travaux, vous pouvez retrouver, ces documents, mais également l'ensemble des archives collectées sur le site internet ouvert à tous qui regroupe la totalité des collections (films et autochromes). Je vous le recommande.

Par Monique Parmentier

Musée Albert Kahn -10-14, rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt -Tel : 01 55 19 28 00

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Premier chant mélodique sur l'eau

2 Avril 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Poésie et Littérature

@ Monique Parmentier

… Je voudrais passer à travers les fleurs

Entrer tout droit dans ces nuages blancs au plus profond

Pour, noblement inspiré, déployé l’arc-en-ciel double…

Huáng Tíng Jiān (1045 – 1105)

 

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Jeux de lumière, "mystères" de Versailles

31 Mars 2019 , Rédigé par Parùmentier Monique Publié dans #Versailles

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Versailles est un lieu hors du temps. Se promener dans le château la nuit offre un sentiment étrange. Plus vous pourrez vous y isoler - et j'ai eu cette chance de participer à des visites privés, où cela est possible-, plus vous ressentirez ce lieu.

J'ai ainsi pu y adopter mon propre rythme pour savourer l'onirisme du lieu. Ainsi à chaque visite, de nuit ou du lundi, j'ai pu partir loin, bien plus loin que la réalité ne semblait l'indiquer.

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

 

 

 

 

 

Cela m'a permis aussi de comprendre pourquoi, certains lieux, vous permettent d'effacer cette réalité mais aussi pourquoi il peut être si difficile dès le lendemain d'être confronté au quotidien.

J'ai passé 5 belles années à Versailles. J'ai grâce aux conservateurs -qui je pense appréciaient ma passion un peu hors nome pour la poésie du lieu et en étant bénévole à la Société des amis de Versailles à une époque où cela était possible pour la fille du jardinier-, pu ainsi accéder à l'ensemble de ces lieux magiques et des collections, là où aujourd'hui, je doute que cela soit encore possible. Plus personne, en dehors du personnel habilité, peut désormais accéder aux toits par exemple et certains conservateurs véritables passionnés qui aimaient partager la beauté de ces trésors dont ils avaient la responsabilité, sont partis à la retraite.

@ Château de Versailles - Monique Parmentier

 

Comment les remercierais-je assez pour tous ces merveilleux moments.

Classant désormais mes photos, que je n'ai souvent partagé qu'avec quelques amis, je vous les livre ici, au compte goutte, en espérant que vous les apprécierez.

Parfois, comme dans mon article sur les vases Landry, je vous mettrais des précisions sur les objets ou les lieux.

Parfois mettrais-je, juste quelques photos, quelques impressions et je laisserais vos esprits vagabonder, se nourrir de vos rêves, en espérant que cela vous permettra d'enchanter votre quotidien, comme cela fut le cas pour moi, et cela encore aujourd'hui, cinq ans après avoir quitté Versailles.

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Un grand merci à Anémone Wallet, qui fut la directrice des Amis de Versailles qui m'accepta comme bénévole et qui m'a beaucoup manqué, tant son énergie et son ouverture d'esprit, étaient une vraie motivation.

Un grand merci aux conservateurs qui m'ont donné l'accès à ce qui aurait du m'être inaccessible : Alexandre Maral, François-Xavier Hans, Jérémie Benoit, Bertrand Rondot.

Un grand merci à certains gardiens, possesseurs des clés qui m'ont ouvert jusqu'à des placards à balai, recelant des petits trésors d'architecture et dont la gentillesse fut toujours un plaisir.

Un grand merci à Claude Rozier-Chabert que je n'oublierais jamais et qui disparu trop vite et trop tôt. Grâce à lui mon regard sur les jardins s'est enrichi d'un ésotérisme poétique. Un grand merci à son épouse Chantal, qui a du quitter les Amis de Versailles trop vite et qui comme Anémone a tant manqué à mes dernières années de bénévolat.

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Un grand merci à Marie-Noëlle et certains autres bénévoles que je n'ai pas oublié. Tous resteront chers à mon cœur car j'ai partagé avec celles et ceux dont je me souviens et qui se souviennent de moi, de merveilleux moments.

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Je tiens aussi à remercier Laurent Brunner, directeur de l'Opéra Royal (et au passage Opus 64) pour m'avoir permis de couvrir les si beaux concerts programmés avec un goût sans faille par ce directeur qui aime la musique avec une passion et une rigueur loin d'exclure l'émotion baroque. L'Opéra Royal est bien plus qu'une institution, ou un lieu magnifique, c'est une salle qui à une âme, qui fait rêver et qui mérite de recevoir et d'offrir des concerts aussi extraordinaires que fantasmagoriques que ceux que j'ai eu la chance d'y entendre.

Promis il y aura bien d'autres photos. Je reviendrais, entre deux articles sur d'autres sujets. J'ai de quoi vous apporter un peu de féérie pour un moment encore.

Par Monique Parmentier

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Perspectives versaillaises

30 Mars 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Versailles

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Versailles fait forcément rêver... Pouvoir visiter le château et le prendre en photo, loin des bains de foule, un vrai bonheur. Voici un de ces moments magiques, dont j'ai pu bénéficier. Ce lieu hors du temps, permet de réaliser des photos quasi irréelles.

Photo prise dans les Petits appartements, depuis la salle du bain du Roi, il y a maintenant 5 ou 6 ans.

Par Monique Parmentier

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Trésor caché de versailles : les vases Landry

29 Mars 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Versailles

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Deux vases en albâtre, véritable merveilles des collections du Château de Versailles ne sont pas visibles du grand public, probablement parce que très fragiles mais sont pour les photographes amateurs ou non, un véritable bonheur. Les voici donc photographiées dans l'escalier d'accès à la Conservation, du temps où cette dernière était en encore dans le Pavillon Dufour. Désormais, les vases ont suivi le déménagement et sont exposés aux visiteurs se rendant dans les bureaux du Grand Commun.

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Il s'agit d'une paire en albâtre proposé par le marchand Landry, qui se trouvait Passage des Panoramas à Paris. La transaction fût proposée le 19 juin 1825. On est alors sous le règne de Charles X. Sont représentés sur l'un Apollon et sur l'autre Diane. Ils furent livrés au Garde-Meuble le 11 novembre 1826, sous le règne de Charles X, où ils restèrent au magasin jusqu'en 1851, puis envoyés au Grand Trianon pour être placé dans le Salon Rond de l'Aile droite. Ils rejoignirent la Conservation au début des années 1960.

 

 

 

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

A chacune de mes visites à la Conservation, j'ai adoré les photographier, tant la lumière et la transparence de la matière donnent à ces objets un côté irréel, onirique et poétique. Surtout lorsque vous pénétrez dans les lieux lorsque la nuit tombe.

C'est tout d'abord le vase de Diane (la Nuit) que j'ai photographié.  On peut y voir son char, tiré par des chevaux et le sacrifice d'Iphigénie. Les anses figurant des figures féminines ailées. Ces mêmes figures féminines se retrouvent sur le vase d'Apollon. Sur ce dernier, les deux avant dernières photos, vous pouvez voir, le sacrifice à Diane sculpté.

Sur la photo d'ensemble, vous pouvez voir à l'arrière plan deux sculptures. La première, modèle d'un antique qui se trouve à Rome, appelé le "Tireur d'épine", fut réalisé par Claude Ramey (1754-1838) alors qu'il se trouvait à Rome en 1784. Envoyé à Paris en 1786, il ne rejoint le Garde-Meuble qu'en 1807 et les collections des Tuileries. Ce n'est qu'à la fin de la Restauration qu'il rejoint Versailles, au Grand Trianon dans la Salle du Conseil, avant de rejoindre les jardins de ce même Trianon. En face de ce marbre, ce trouve l'Amour endormi de Jean-François Lorta (1752-1837), commande de Charles X. Ce marbre sculpté date de 1819 et fut placé aux côtés du "Tireur d'épine" dans les jardins du Grand Trianon, avant de rejoindre les réserves puis l'accueil de la Conservation.

@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier
@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier
@ Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

Par Monique Parmentier

PS : pour celles et ceux qui souhaiteraient voir le "Tireur d'épines" en bronze se trouvant à Rome, ayant servi de modèle au petit marbre versaillais de Claude Ramey, je rajoute ici une photo ici à à gauche et à droite, le "Tireur d'épines" versaillais.

Musée du Capitole @ Monique Parmentier
Château de Versailles - Photo Monique Parmentier

 

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Ce jour où le Printemps tremble encore de froid...

24 Mars 2019 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Poésie et Littérature

@ Nature & Découvertes sur Face Book

« Et quelle amertume d’abord, mais quel apaisement ensuite ! – de découvrir, – un jour où le printemps tremble encore de froid, de malaise et d’espoir, – que rien n’a changé, ni l’odeur de la terre, ni le frisson du ruisseau, ni la forme, en boutons de roses, des bourgeons du marronnier… Se pencher, étonnée sur la petite coupe filigranée des anémones sauvages, vers le tapis innombrable des violettes, – sont-elles mauves, sont-elles bleues ? – caresser du regard la forme inoubliée des montagnes, boire d’un soupir qui hésite le vin piquant d’un nouveau soleil, revivre ! revivre avec un peu de honte, puis avec plus de confiance, retrouver la force, retrouver la présence même de l’absent dans tout ce qu’il y a d’intact, d’inévitable, d’imprévu et de serein dans la marche des heures, dans le décor des saisons… »

Colette - La Retraite sentimentale (1907)

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