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Le blog de Susanna Huygens

Message à mes lecteurs

31 Mai 2017 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Divers

Chers lecteurs,

Je voulais vous remercier pour votre fidélité "silencieuse" mais dont je reçois parfois des marques en privé. Ces derniers temps, j'ai orienté mon blog vers plus de poésie. A l'origine, je suis une littéraire. La musique m'a toujours accompagné, comme l'amour de la beauté quelle qu'elle soit : la vie, la lumière, la nature, un tableau, un travail artisanal fruit de la main et du cœur. Je n'abandonne donc pas la musique, loin de là.

Bientôt d'autres chroniques de CD et de concerts viendront alimenter mon blog, mais à mon rythme, car il faut bien travailler à côté et lorsque j'écris j'aime documenter mon travail, plutôt que d'écrire vite et n'importe quoi, tout en laissant bien sûr la place à l'émotion, car c'est elle qui guide ma plume.

Encore mille fois merci à chacun de vous.

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Le songe d'une nuit (d'un vie) ... d'été

18 Mai 2017 , Rédigé par Parmentier Monique Publié dans #Poésie et Littérature

Plus étrange que vrai. Je ne pourrais jamais croire en ces vieilles fables, à ces contes de fées. Les amoureux et les fous ont des cerveaux bouillants, des fantaisies visionnaires qui perçoivent ce que la froide raison ne pourra jamais comprendre. Le fou, l'amoureux et le poète sont tous faits d'imagination. L'un voit plus de démons que le vaste enfer n'en peut contenir, c'est le fou ; l'amoureux tout aussi frénétique, voit la beauté d'Hélène sur un front égyptien ; le regard du poète animé d'un beau délire, se porte du ciel à la terre et de la terre au ciel ; et comme son imagination donne un corps aux choses inconnues, la plume du poète leur prête une forme et assigne à ces bulles d'air une demeure et un sens"

 

Copyright : DR

La reine Titania endormie par Arthur Rackam

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La vie à en mourir

8 Mai 2017 , Rédigé par Parmentier Monique

Ce 8 mai, est moins que jamais comme les autres. Depuis plusieurs jours, je n'ai cessé de penser à ce Livre "La Vie à en mourir". Paru chez Tallandier, il regroupe Les lettres des fusillés de 1941 à 1944. Ce Livre est un Livre déchirant, qui nous interpelle. Toutes ces femmes et ces hommes, parfois très jeunes, nous ont laissés bien plus que des messages personnels à leurs proches, une conviction, une foi en l'avenir. Nous leur devons d'en avoir un, nous leurs devons notre liberté. Puissions-nous ne jamais oublier ce don de Vie qu'ils nous ont fait... a jamais merci. Voici l'extrait d'une de ces lettres. Je vous souhaite de vous en approprier chaque mot afin que vive en vous les rêves de toutes ces femmes et de tout ces hommes.

"Oh certes, la vie me semble bien belle en ce moment et j'aurais bien voulu moi aussi avoir ma part. C'est que, vois-tu, je n'ai pas encore vécu, Mais tout de même suffisamment pour me rendre compte de ce que peut-être la vie ; oui, je la regrette et surtout je vous regrette, vous qui avez toujours été si bons et si magnifiques pour moi... je rêve aux jours passés, aux jours pleins de soleil. Il me semble que tout à été riant dans mon enfance auprès de vous. Cela aurait été bien bon de vivre, d'aimer. Il me semble que je n'ai jamais été aussi jeune que je le suis en ce moment.... avant ma condamnation, il m'arrivait de pleurer, mais depuis je n'ai pas versé une seule larme. J'ai comme l'impression d'une grande tranquillité d'âme et d'une grande quiétude. .... et pourtant, j'ai toujours eu, de mes plus jeunes années, tellement, tellement peur de mourir.... maintenant, je regarde de haut toutes les petites choses, tous les petits intérêts pour lesquels les hommes se chamaillent et la peur de la mort qui fait agir tant de gens. Il me semble que tout cela est bien insignifiant.... j'ai beaucoup rêvé dans ma vie, je crois que je n'ai fait que rêver et aujourd'hui je fais des rêves pour vous, des rêves plein de bonheur et de gloire. Je suis sûr que ma mort ne sera pas inutile, qu'elle servira à construire le Monde, où il y aura du pain pour tous et aussi des roses... je vais arrêter ma lettre, ma petite Rachel, je voudrais te dire encore des quantités de choses, Mais je ne sais plus. Dans trois heures tout sera terminé, pourvu que je sois fort".

Lettre de Fernand Zalkinow à sa sœur Le 9 mars 1942. Exécuté par les allemands à 19 ans, militant de la jeunesse communiste, résistant de la première heure... extrait de La Vie à en mourir ... jamais notre gratitude ne sera suffisante et le devoir de mémoire aussi nécessaire. Et au delà, Le devoir de réaliser ses rêves à lui et à toutes celles et ceux qui ont donné leur Vie pour bâtir notre avenir

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